L’avis d’«Ensemble autrement»
Les élus de la liste «Ensemble autrement: Osons!» ont souhaité s’exprimer, en réponse aux déclarations du maire Marguerite Lamour, concernant les actes de malveillance (notre édition du mercredi 10mars). Leur réaction est la suivante: «Nous avions déjà dénoncé le ?turnover? des administratifs dans les services municipaux, mais il y a un autre secteur que nous aurions dû y inclure: la police municipale. En effet, créé il y a peu de temps, le service de Police municipale connaît un défilé assez rapide des ?titulaires? qui ne supportent pas les conditions d’exercice qui leur sont imposées. Bien sûr, on vous dira que les policiers municipaux partent à leur demande et donc démissionnent».
«Ils servent de bonne à tout faire»
Mais pour les élus d’«Ensemble autrement», «la vérité, c’est que les policiers municipaux successifs (trois en cinq ans) n’acceptent pas les conditions de travail qui leur sont imposées: servir de bonne à tout faire, de garde champêtre ou d’huissier de mairie. Aujourd’hui, la troisième titulaire du poste s’en va et on voudrait vous faire croire qu’il s’agit de son choix que de retourner dans son ancienne unité en région parisienne? Non. Son départ est lié aux conditions de travail qu’elle ne supportait plus car une bonne partie des tâches que sa hiérarchie lui demandait d’effectuer ne relevait pas des compétences de la police municipale».
«Que s’est-il passé pour la jeune policière?»
«Que s’est-il passé pour qu’une jeune policière municipale qui se faisait une joie de revenir travailler dans le Finistère, près de sa famille et où elle avait décidé de s’installer durablement, fasse marche arrière? Nous connaissons tous les difficultés de la vie en région parisienne. Nous ne sommes plus à l’époque du garde champêtre recruté par cooptation et à qui on pouvait tout demander, voire imposer. Souhaitons que le prochain gardien de police municipale s’engage, après avoir bien défini les termes de son contrat. Le maire dénonce avec vigueur les actes d’incivilité ou de malveillance qui se produisent sur le territoire communal. Elle a raison. Mais si elle positionnait la police municipale sur son coeur de métier, c’est-à-dire la Police, cela serait peut-être un début de solution. Comme dans toutes les professions, droits et devoirs doivent être respectés de part et d’autre».